Créée en 2000, la PRI (ou Past Reality Integration) est une méthode thérapeutique qui s’intéresse autant au comportement qu’à la pensée et aux émotions.
Elle part du principe que les troubles émotionnels qui nous empêchent de vivre sereinement prennent leur source dans notre enfance et dans l’éducation que nous avons reçue.
L’auteur, psychologue à l’origine de la technique de PRI, nous explique que, dès notre plus jeune âge, nous mettons en place des comportements de survie, des systèmes de défense qui se manifestent dès lors que nous ne recevons pas ce dont nous avons besoin.
S’ils se révèlent nécessaires lorsque nous sommes enfant et dépendant des autres, ces comportements deviennent nocifs, voire terriblement destructeurs lorsque nous arrivons à l’âge adulte.
« La division de la conscience et les mécanismes de défense ont un effet destructeur une fois que nous sommes adultes. […]
La souffrance des individus, des familles et des sociétés est due en grande partie à ces mécanismes de défense. »
Il est alors nécessaire et même urgent de se débarrasser de ces systèmes de défense, et c’est là que la PRI intervient.
Plus qu’une thérapie, il s’agit d’un véritable mode de vie.
Les illusions, ou mécanismes de défense, sont au nombre de cinq : la peur, la défense primaire, les faux espoirs, le faux pouvoir et le déni des besoins. Ils agissent en alternance et sont pernicieux dans la mesure où ils procurent en premier lieu une impression agréable. Impression qui disparaît rapidement au profit d’un profond mal-être. L’auteur consacre une partie à chacun d’eux : les défenses primaires et leur lien avec la dépression ; les faux espoirs et les comportements obsessionnels qui en résultent ; le faux pouvoir qui nous amène généralement à condamner autrui ; le déni des besoins (défense la plus difficile à démanteler) qui finit par créer des dépendances en alimentant l’illusion que « nous n’avons besoin de rien, que nous sommes insensibles aux épreuves, que rien ne peut nous atteindre » ; et enfin la peur, mécanisme de défense le plus présent dans notre quotidien, à l’origine de trouble panique, agoraphobie, phobie, psychose et autres délires.
La PRI a pour objectif de nous libérer des illusions engendrées par nos mécanismes de défense et d’alléger ainsi notre vie, de nous aider à retrouver une sérénité physique et émotionnelle en nous libérant de notre conscience d’enfant.
Après avoir résumé brièvement les principes de base de la PRI, l’auteur s’attarde quelques instants sur le fonctionnement de notre conscience et de notre cerveau afin de nous aider à mieux comprendre nos mécanismes de défense et les comportements de survie qu’ils induisent.
La PRI demande une bonne perception de nos signaux corporels (tensions, sensations au niveau de la poitrine, du ventre…). Elle nous propose de renverser systématiquement nos défenses, ce qui consiste à remonter aux sources de l’ancienne douleur, dans la conscience d’enfant, dès qu’une défense s’active.
Le recours à la régression est indispensable. Il s’agit de faire ressurgir du passé un souvenir émotionnel douloureux, et de le revivre profondément en l’associant au contexte de l’époque afin de prendre pleinement conscience du fait que cet évènement est bel et bien terminé et qu’il ne constitue désormais plus une menace.
Un exercice difficile mais nécessaire si nous souhaitons venir à bout des émotions pénibles jusqu’alors refoulées.
Ingeborg Bosch-bonomo nous offre une première approche, complète et très intéressante, de cette méthode thérapeutique prometteuse qui nous aide à intégrer les traumatismes de notre passé pour libérer notre présent.
Fondé sur des observations cliniques et annoté de nombreuses références bibliographiques et résultats de recherches, ce livre nous propose de nombreux conseils et exercices pratiques pour nous familiariser avec la PRI.
Des renseignements sont donnés à l’intention des thérapeutes qui souhaitent suivre une formation en PRI, mais aussi des personnes qui désirent suivre une thérapie de la PRI.
Un glossaire explique de manière très complète un certain nombre de termes plus ou moins techniques.
Un test de profil des défenses personnelles est proposé en annexe, pour nous permettre de savoir où nous en sommes avec nos propres défenses, et quel est le mécanisme auquel nous avons le plus souvent recours.
Rien à signaler !










AUTEUR | REDACTEUR |
LECTEUR | EDITEUR |