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Les femmes peuvent être elles aussi de grandes criminelles aussi dangereuses que les hommes. D’ailleurs, une femme s’est penchée sur la question en publiant chez les éditions Max Milo un essai intitulé, Femmes fatales, les criminelles approchées par un expert. Michèle Agrapart-Delmas, psychologue criminologue, expert agréé par la Cour de cassation, et la cour d’appel de Paris, chargée d’enseignement et de recherche à l’institut de criminologie de Paris (Panthéon-Assas Paris II) a déjà publié De l’expertise criminelle au profilage (Editions Favre, 2001, Prix littéraire de la Gendarmerie nationale 2002). Aujourd’hui, elle fait le point sur la criminalité au féminin.
Sharon Stone dans Basic Instinct est une femme fatale, psychiquement borderline comme les nombreux profils que nous décrypte Michèle Agrapart-Delmas dans son dernier essai. L’inconscient collectif a une image de la femme comme un être doux, certainement parce que sa place caricaturale est proche des enfants juste parce qu’elle peut donner la vie. Et non la briser et encore moins être à l’origine de la mort. De plus, dans notre société, les femmes prennent la parole, se racontent et n’hésitent plus à témoigner, ce qui inconsciemment les place parfois dans les esprits comme des victimes innocentes et naïves. Par ce raisonnement, les femmes deviennent inévitablement des êtres sans défenses incapables d’agresser le premier venu. Un mirage absolument cliché.
En effet, très justement, l’auteure nous rappelle bien qu’on est passé d’une époque du mâle dominant au père contesté et puis même escamoté. Les violences des hommes perdurent bien évidemment. Mais celle des femmes a toujours excité sauf qu’on en parle davantage aujourd’hui. D’une contrainte, d’une frustration, va naître le dépit. De là, la colère excessive peut prendre le dessus sur la raison. Que l’on soit une femme ou un homme. Dans les prisons féminines, les femmes détenues sont aussi violentes que les hommes.
Certaines femmes ont des fantasmes plus ou moins conventionnels. En majeur partie, elles ne les réalisent pas. Minoritairement, elles les mettent en place dans leur propre vie. De nombreuses femmes lisent des thrillers sombres où les serials killer tiennent la vedette. Au-delà du divertissement, la fascination peut déborder et transformer une poignée de femmes en épouses de tueurs en série ou alors devenir elles-mêmes une serial killeuse. La complicité de certaines femmes envers leur époux, malfrat dangereux, par amour peut être absolument déroutante. Les crimes passionnels peuvent aussi dépasser le cadre de la rupture tranquille lorsqu’un couple est habité par l’adultère. L’agressivité féminine demeure dans certain contexte redoutable. La vengeance, la jalousie, les lettres anonymes, l’empoisonnement, la haine, tout cela peut aussi bien être un comportement de violence féminin.
Michèle Agrapart-Delmas balaye aussi dans cet essai passionnant les violences familiales causées par les femmes. En parlant de cela, l’auteure brise un tabou. Une femme peut être responsable de maltraitance sur des personnes vulnérables comme une personne âgée, un enfant ou un bébé. Les mères maltraitantes, les enlèvements d’enfants en cas de rupture violente avec le conjoint mettent bien parfois la femme au cœur de la violence.
Plus choquant encore, l’auteure nous parle des femmes agresseurs sexuels, incestueuses et pédophilie. Soit elles sont à l’origine de cette déviance abominable. Soit elles sont complices en restant ancrées dans leur rôle d’épouse d’un père incestueux. Et pour finir, Michèle Agrapart-Delmas évoque l’infanticide, les homicides d’enfants de moins de un an.
Un livre absolument inquiétant sur les constats dressés collant à une réalité effroyable. Un essai très utile pour prendre conscience que la violence n’est pas réservé aux hommes et que le diabolique se niche autant chez la femme que chez l’homme. En somme, l’humain possède en lui un côté obscur épouvantable. Heureusement que nous ne sommes pas tous ainsi !
Une analyse fine et incroyablement effroyable.
Toutes les violences féminines y passent.
Une enquête avec des exemples démonstratifs de la problématique.
Attention âmes sensibles.










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